August 5, 2019

June 15, 2019

May 30, 2019

Please reload

SUR LES TRACES DE LA LIGNE TGV

September 15, 2016

Les grands projets d’infrastructures linéaires (routes, autoroutes, voies ferrées) ont le pouvoir d’influencer les dynamiques urbaines et territoriales. Ils constituent ainsi un véritable levier pour inventer de nouveaux projets de territoire.

Cependant, sous l’emprise des lois du marché, des objectifs de rentabilité, des délais d’élaboration et des optimisations croissantes du budget, ceux-ci sont souvent réduit à leur première et réelle nécessité : la réalisation d’un ouvrage technique.

 

Lorsqu'elle n'est pas perçu comme un ouvrage d'excellence (prouesse technique et architecturale), l’infrastructure apparaît souvent déconnectée, mal intégrée dans son territoire. Elle génère des coupures dans l'espace et le paysage qu'elle traverse. Elle est source de nuisances sonores. Elle banalise le territoire par la monofonctionnalité de ses espaces techniques (clôtures, servitudes techniques, fossés, bassins de rétention...). Dans ce sens, l'infrastructure est source d'impacts négatifs et dégradants vis-à-vis de l’environnement.

Du point de vue de la conception, l’infrastructure peut-être perçue comme une succession de contraintes, à partir desquelles différents "aménagements paysagers" devront s’efforcer de "cacher" la route,  de "dissimuler" la voie ferrée...

 

Ce travail, mené avec Land 7 & Setec international, va plus loin : la recomposition de l’ensemble du paysage de la ligne à grande vitesse est nécessaire et indispensable. Dans ce territoire majoritairement rural, le paysagiste influence le tracé de la LGV, intègre les millions de mètres cubes d’excédant de terres, les modèlent pour recomposer le maillage bocager, les milieux champêtres et forestiers, le cadre de vie des riverains...

 

En 2016, CLAP se lance sur les traces du projet réalisé. 

Nous re-visitons, en images, les grands principes de projet.

Il s’agit d’intégrer l’infrastructure dans la topographie existante en amoindrissant son impact visuel dans le grand paysage.

Cela permet le stockage de 7 millions de m3 de terre, sur 200 km de tracé.

Il s’agit de recomposer le bocage existant et de compléter le contexte arboré selon l'opportunité des lieux et des milieux.

Il s’agit de profiter du passage de la LGV pour densifier et recomposer le bocage aux alentours, accompagner les allées des châteaux d’alignements d’arbres, planter des vergers et recomposer les parcelles des riverains parfois même en créer de nouveaux cheminements piéton…

Les plantations sont réalisées, et les modelés de terrain fonctionnent majoritairement bien, surtout au regard des bâtiments historiques, au contact desquels la LGV doit se faire discrète et dont les vues sur le grand paysage sont à préserver.

Plus largement, il reste en suspend la question que ces projets posent :

 

Dès aujourd'hui, ne peut-on pas profiter de ces tracés, pour réinventer d'autres liens d'intérêts, entre les régions, entre les départements, entre les communes traversées, mais aussi au sein des villes et des villages concernés, des espaces publics ? À défaut de cohérence territoriale, comment l’ouvrage technique (cette grande ligne tracée dans le paysage) peut-il engendrer de nouveaux espaces de vie ?

Exemple du canal du midi, une infrastructure technique, un lien territorial et un espace public et social...

De l'infrastructure linéaire au projet de territoire...

Please reload

CLAP paysagiste

creative lanscape process